Arteline-Ha


Installations des « Etats provisoires »

États provisoires // Par Jean-Marc Demay et Véronique Thuillier


Ce projet concrétise un travail de résidence vidéo qui s’est déployé sur une année et s’est enrichi de notre rencontre avec Maurin et La Spesa dans le cadre de l’association Artelinea. Il s’articule autour de quatre propositions qui se font écho et pourraient avoir en commun un rapport particulier au paysage, lieu d’errances et de déplacements, et réserve de signes qui nourrissent constamment nos relations au réel. Comme si un glissement continu s’opérait entre deux postures : expérimenter le paysage et douter du réel.

Voici une présentation des deux installations vidéo :

cimg1580

Hors champ

Carton, carton-plume, médium, calque polyester, peinture acrylique, projection vidéo.

La réplique à l’échelle un demi d’un abri bus situé quelque part aux pieds des Pyrénées Orientales.

En perdant sa fonctionnalité il semble nous rappeler son sens véritable : une micro-architecture conçue pour attendre. Un espace réduit à un minimum d’éléments pour s’isoler du monde momentanément, une sorte de poste d’observation ouvert sur le banal, une machine à contempler le réel. Par un simple retournement, c’est lui qui se retrouve placé sous les projecteurs.

cimg1600

cimg1586

Dépendances

Installation

3 cartons 60 x 60 x 80 cm chacun, calque polyester, 3 films de 15 minutes.

Trois cartons, couchés sur le côté, sont posés au sol. Ils deviennent des micro-espaces de projection pour trois films constitués de fragments de voyages. Les lieux ne sont plus identifiables, seuls restent ces plans «photographiques», presque fixes, parfois muets, parfois abstraits, parfois sonores. Ces «choses» semblent pourtant dotées de vie, elles s’animent, se meuvent différemment: vibrations, balancements, soubresauts, tremblements leur donnent corps et fragilité à la fois. Procédant par répétition, superposition, juxtaposition, cette succession de temps d’arrêt (comme un road movie dans lequel on ne roulerait pas) reconstitue un flux, une errance. Cet entrelacs de signes quasi hypnotiques recompose, un peu à la manière d’une pièce musicale, un espace autre à l’intérieur duquel le spectateur peut à son tour tenter de se mouvoir, se laisser perdre.

Sur les images de Jean-Marc Demay et Véronique Thuillier, exposition visitée le 22 novembre 2008 : davidbioules

Commentaires fermés sur Installations des « Etats provisoires »





Les commentaires sont fermés.



%d blogueurs aiment cette page :