Arteline-Ha


La vie, la vraie – Frédéric Périmon
photographie Frédéric Périmon

La vie, la vraie - photo Daniel Tournebize

Exposition – retour de résidence vidéo chez Artelinea / Congénies / France

Du 21 mars au 4 avril 2009 au PPCM 51 rue des Tilleuls – Nîmes
Vernissage le samedi 21 mars à partir de midi
Ouverture les vendredi, samedi et dimanche de 15 à 19 h

Communiqué de presse (en savoir plus ?)

Frédéric Périmon aime bien dire son âge dans ses bios. Frédéric Périmon a 45 ans, donc. Dans les années 90 il se fait connaître depuis sa ville de Sète avec des sculptures d’assemblage, objets luxueux et luxurieux où des chaussures féminines vertigineuses tiennent une place prépondérante.

« …De ce détournement de formes publiques, de ce fétichisme affiché ouvertement, affleurent trois thèmes principaux, à fleur deux peaux : la vitesse de l’objet aérodynamique, l’objet zoomorphe, et la femme-objet.(…) » Sylvain, dans le cadre de la Biennale des Arts Contemporain de Lyon /Résonance 2003.

Car, au cas où cela aurait échappé à certains d’entre vous*, Frédéric Périmon fraye avec les plus grands et participe sans le crier sur les toits à des manifestations culturelles pas modestes !

Pour ne parler que des dernières années, on l’aura vu dans « Autour de Cervantès » aux bons soins de Yves Faurie avec le collectionneur Gilbert Ganivenq, en compagnie de Robert Combas, Hervé di Rosa, André Cervera…et pas loin de Ben à Artenîm 2005 ; et en aussi bonne compagnie à la galerie Pascal Vanhoecke pour la scabreuse « Gaude mihi » en 2007 ; citons encore cette rétrospective jubilatoire de Présence Panchounette « Less is less, more is more and that’s all » au CAPC de Bordeaux en 2008, réunissant les têtes d’affiches de ce mouvement ! Il est en ce moment même au musée Paul Valéry de Sète dans la section Figuration Libre avec Robert Combas, Christophe Cosentino, Hervé et Buddy Di Rosa, les frères Biascamano, André Cervera et de Jean Pierre Le Bail.

A Artelinea, l’idée de travailler avec lui nous est venue au Carré Sainte-Anne à Montpellier, en mars 2008, lors de l’exposition « États des lieux : Dans quel monde vivons-nous ». « Les propriétés spécifiques des moyens plastiques – la couleur, la lumière, la surface, la composition – sont ici secondaires au regard de l’implication de l’artiste dans la réalité économique, sociale, environnementale et au regard des images qu’elle produit. » disait la présentation de l’exposition… Et effectivement, les bannières géantes de Frédéric Périmon nous en ont imposé moins par leur présence pourtant esthétiquement totalitaire marquée de l’un des symboles faussement inoffensif de la grande distribution (le petit oiseau de la marque Auchan), que par leur témoignage surprenant de nos nouveaux temples sacrés, en lieu et place d’autres cultes et d’autres cérémonies.

C’est d’avoir reconnu dans ce virage artistique une certaine « fatigue » de l’objet en tant que tel pour cause de ses limites d’expression, qui nous a amené à proposer à Frédéric Périmon une résidence vidéo chez Artelinea… Nous avons misé sur la provocation déjà présente dans son travail, un état d’esprit singulier critique faisant preuve d’une amoralité relative mais récurrente et de distance vis à vis des images sociétales communément admises, pour soutenir le développement de ses nouvelles recherches.

Il a répondu par une liste de projets de performances filmées, en captation directe avec lui-même comme performeur principal, ou à l’aide de dispositifs de caméra cachée et (ou) un complice anonyme- qui se situent essentiellement dans des hypermarchés et qui ont pour sujets (pour cibles ?) clients, caddies, produits ou même le personnel de ces entreprises. Seront abordées les questions de consommation, d’argent et bien sûr en filigrane la question de nos comportements face à tout cela.

« Au cas où ça aurait échappé à certains d’entre vous, voici ici pointés du doigt les barreaux de cette grille de lecture qui nous sépare du vaste monde, et nous enferme dans la vision parcellaire qu’on appelle réalité.»**

« Tous les faits sociaux et économiques qui passent pour évidents sont des matériaux passionnants.  La grande distribution, par sa proximité, son pragmatisme et sa trivialité, est particulièrement jubilatoire à traiter.» **

Nous vous proposons l’exposition-retour de résidence de Frédéric Périmon au PPCM espérant qu’elle réalisera les vœux de l’artiste en ce qui concerne la force d’expression et de transgression du médium vidéo et de la performance.

*Emprunté à Frédéric Périmon.
**Propos de l'artiste
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